Un business plan de startup sert à convaincre trois publics : vous-même, un banquier et des investisseurs. Le StartupKit d’urBIZassist propose un kit de démarrage gratuit pour structurer ce travail, et beaucoup d’entrepreneurs cherchent la version « advanced » en espérant un modèle plus complet. Voici comment accéder au kit, ce qu’un bon modèle de business plan doit contenir et comment le remplir avec des chiffres cohérents.
Le StartupKit gratuit d’urBIZassist : accès et contenu
Le StartupKit est un kit de démarrage gratuit proposé par urBIZassist pour aider un porteur de projet à poser les bases de son entreprise. L’accès passe par la page dédiée du site, avec un téléchargement après une inscription courte. À côté du kit, le site propose aussi un assistant et la prise de rendez-vous pour être accompagné.
Avant de télécharger, regardez le format des fichiers fournis. Un modèle de business plan en format Word convient pour la partie rédigée, tandis qu’un fichier Excel ou un tableur en ligne est indispensable pour le plan financier. Un export en format PDF sert surtout à la lecture ou à l’envoi final, pas au travail de fond.
Sur la mention « advanced », soyons clairs : le contenu exact de la version advanced n’est pas documenté publiquement. Aucune page éditoriale ne détaille ce qui la distingue du modèle de base. Vérifiez donc le contenu réel du fichier reçu avant de bâtir votre dossier dessus.
Les sections incontournables d’un business plan de startup
Quel que soit le modèle choisi, un plan d’affaires convaincant suit presque toujours la même trame (pour les étapes et le chiffrage, voir étapes et chiffrage d’un business plan). Elle commence par le résumé exécutif, une page qui présente le problème, votre solution, votre marché et ce que vous demandez (un financement, un prêt, un partenariat). On le rédige en dernier, mais il se lit en premier.
Viennent ensuite la présentation de l’équipe, l’étude de marché, l’analyse concurrentielle, l’offre et le modèle économique. Le plan financier ferme la marche, avec le compte de résultat prévisionnel, le plan de trésorerie et le besoin de financement. Une startup qui prépare une levée de fonds ajoute en général un pitch deck, version courte et visuelle du même dossier.
Remplir le modèle : marché, offre, concurrence et plan financier

Marché et concurrence
Pour l’étude de marché, partez d’une cible précise plutôt que d’un chiffre mondial. Estimez combien de clients potentiels existent dans votre zone, combien vous pouvez raisonnablement convaincre en douze mois, et appuyez-vous sur des sources citées. L’analyse concurrentielle tient dans un tableau : 4 à 6 concurrents directs ou indirects, leur prix, leur point fort, leur faiblesse, puis votre différence.
Offre et modèle économique
Décrivez ce que vous vendez, à qui, à quel prix et selon quelle récurrence. Le modèle économique doit se résumer en une phrase : « un cabinet paie 49 € par mois pour gérer ses plannings », par exemple. Si cette phrase ne tient pas, le plan financier ne tiendra pas non plus.
Plan financier : un exemple chiffré fictif
Prenons une startup fictive, Lumio, qui vend un logiciel de planning à des cabinets paramédicaux. Les hypothèses ci-dessous sont inventées pour l’exemple. Remplacez-les par vos propres données et gardez une colonne « source » pour chacune.
| Hypothèse | Valeur de l’exemple | À justifier par |
|---|---|---|
| Prix par cabinet | 49 € par mois | Prix des concurrents, test auprès de clients |
| Clients à 12 mois | 150, avec une montée linéaire | Taille du marché, capacité commerciale |
| Coûts variables | 8 % du chiffre d’affaires | Hébergement, frais de paiement |
| Charges fixes | 6 500 € par mois | Salaires, outils, assurances |
| Coût d’acquisition | 180 € par client | Budget marketing, temps commercial |
Avec ces chiffres, chaque client rapporte environ 45 € par mois après coûts variables. Pour couvrir 6 500 € de charges fixes, il faut environ 145 clients, soit le seuil de rentabilité, atteint à peine à la fin de la première année. Entre-temps, le déficit mensuel moyen avoisine 3 100 €, ce qui fait près de 37 000 € sur douze mois, auxquels s’ajoutent 27 000 € d’acquisition (150 clients à 180 €). Le besoin de financement de départ se situe donc autour de 65 000 €, un chiffre à reporter dans le plan de trésorerie.
65 000 € de besoin pour une startup qui devient rentable : l’écart qui surprend
Atteindre le point mort ne signifie pas avoir fini de dépenser. Les mois de déficit et les coûts d’acquisition pèsent sur la trésorerie bien avant la rentabilité. C’est ce besoin cumulé que lisent en premier les investisseurs et les banques.
Version advanced ou modèle de base : comment choisir
Comme le contenu de la version advanced n’est pas publié, le choix se fait sur pièces. Ouvrez les deux fichiers si vous y avez accès et comparez-les sur quatre points : présence d’un tableur de prévisionnels avec formules, trame du résumé exécutif, section dédiée à l’analyse concurrentielle, modèle de pitch deck ou de proposition commerciale. Si la version de base couvre déjà ces éléments, la différence se jouera sur le confort d’usage et non sur le fond.
Le critère le plus utile reste votre projet. Une activité simple, sans levée de fonds, se contente d’un modèle de business plan classique. Un projet technologique qui vise des investisseurs a besoin de prévisionnels détaillés sur trois à cinq ans, et d’un fichier Excel modifiable plutôt que d’un document figé.
Relecture avant envoi à un banquier ou à un investisseur
- Le résumé exécutif tient sur une page et reprend les chiffres du plan financier.
- Chaque hypothèse du tableau est sourcée ou signalée comme estimation.
- Le plan de trésorerie couvre au moins 12 mois, mois par mois.
- Le besoin de financement et son utilisation sont indiqués clairement.
- Les concurrents cités sont réels, et leurs prix à jour.
- Le fichier est exporté en PDF, sans champs vides ni mentions du modèle.
Accompagnement et questions fréquentes

Le modèle donne une trame, pas des réponses. Si vous bloquez sur les prévisionnels ou la cohérence du modèle économique, l’assistant et les rendez-vous proposés par urBIZassist servent à faire relire le dossier avant de le diffuser. Un regard extérieur repère vite les chiffres trop optimistes.
Que doit contenir un business plan de startup ?
Un résumé exécutif, l’équipe, l’étude de marché, l’analyse concurrentielle, l’offre et le modèle économique, puis le plan financier avec compte de résultat et trésorerie. Un pitch deck s’y ajoute pour une levée de fonds.
Le StartupKit est-il vraiment gratuit ?
Le kit de démarrage est présenté comme gratuit. Lisez les conditions au moment de l’inscription, notamment sur l’usage de vos données et sur les services d’accompagnement éventuellement payants.
Le modèle est-il personnalisable ?
Un fichier Word ou Excel se modifie librement, à condition de conserver les formules du tableur de prévisionnels. Adaptez les intitulés à votre secteur, mais gardez l’ordre des sections, que les lecteurs connaissent.
Faut-il refaire le plan à chaque nouvel interlocuteur ?
La base reste la même, mais l’accent change. Un banquier cherche la capacité de remboursement, un investisseur la croissance et la taille du marché. Ajustez le résumé et la présentation des chiffres en conséquence.

